Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel
est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des
mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de
l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le
même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays,
et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui
articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à
nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.
Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...
Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.
Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.
Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.
De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.
Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme, au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.
Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.
Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.
Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait
l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous
opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au
premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission
d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.
Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés de se livrer au Parti socialiste comme
il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.
En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.
Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.
La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .
Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.
C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.
Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
Ce soir CONSEIL avenue de Flornoy, à 20h30!
l'ordre du jour est disponible sous ce lien:
http://www.mairie-pornichet.fr/index.php?rub=2&num=2&num2=2
N'hésitez pas à nous en faire un compte rendu!!
Surtout sur la mise en révision du PLU....
Arthur
Et comment montrer mieux que cela, la bassesse, les calculs, l'avidité de certains hommes politiques...
Voici le contenu intégral de la note interne adressée par un de ses conseillers politiques au chef de l'Etat. Celle-ci a été rédigée avant la réunion qui s'est
tenue mercredi 9 avril à l'Elysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à laquelle participaient des responsables de l'UMP, du Nouveau Centre, du Parti radical, du Forum des républicains
sociaux, de la Gauche moderne, des Progressistes, ainsi que Jean-Marie Cavada et Michel Mercier, en vue de constituer un "comité de liaison de la majorité
présidentielle".
1) Plusieurs mouvements récents dans la famille centriste sont à noter.
Votre proposition à Michel Mercier pour appartenir officiellement à la Majorité présidentielle a sans doute été un déclencheur puisque le président du groupe UC du Sénat ne s'en est pas caché.
Les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini – Christian Blanc se tient à l'écart) ont alors redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre. Le petit groupe prêt à le faire atteindrait aujourd'hui le tiers de l'effectif.
Depuis le lendemain des élections municipales, Michel Mercier a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem.
Jean Arthuis, dans une interview au Journal du dimanche, est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur la position de Michel Mercier.
Thierry Cornillet, député européen centriste, que vous avez reçu, a de son côté publié un manifeste pour le Centre qui constitue à la fois une proposition et une analyse pertinente de la situation : le Nouveau Centre ne recrutera pas plus, par contre il est possible de retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou.
Dans le même temps, de nombreux élus dans le Grand Ouest, maires de petites villes (Douarnenez, Concarneau, Landerneau, Quimperlé) ne s'affilient pas au Nouveau Centre mais se réclament de l'Union centriste. Pierre Méhaignerie, comme il vous l'a d'ailleurs dit, les encourage dans ce sens. S'ils ne veulent pas venir à l'UMP, il préfère qu'ils n'aillent pas non plus au Nouveau Centre.
2) Derrière ces mouvements variés, plusieurs constantes peuvent nous permettre de continuer à compter sur l'ensemble de la famille centriste pour la recherche d'une majorité au Sénat et d'une majorité au Congrès.
Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre et reste très intéressé par la possibilité pour un parlementaire de retrouver son siège directement comme l'avant-projet de loi constitutionnelle le prévoit.
Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain.
Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP.
Enfin, il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez, sans pour autant apporter tout cela au Nouveau Centre.
En conclusion, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le Nouveau Centre et le MoDem.
3) Il est clair que, depuis plusieurs semaines, cette analyse a été faite par Jean-Louis Borloo et son secrétaire général, Laurent Hénart. Le ministre d'Etat multiplie les entretiens et les déjeuners avec l'ensemble de cette mouvance et tente, en vain jusque-là, de la fédérer à son profit.
Dans ce contexte, la réunion que vous présidez [mercredi 9 avril] avec la majorité
présidentielle n'en est que plus opportune.
Ainsi nous savons maintenant s'il en était besoin que le chef de l'Etat fait une
fixation sur notre Mouvement parcequ'il est rancunier, opiniatre, revanchard et qu'il lui fait toujours aussi peur!
Il ne fait pas bon se trouver sur le chemin de gens pareils..et ça n'embellit pas leurs images politiques, mais une main devant une main derrière nous continuons à croire plus et mieux, que le
MoDem est solide qu'il fait peur parceque sa base est forte, et ne craint pas ces intimidations!
Pauvre Arthuis, pauvre Mercier continuez donc ainsi ...
Même si les postes ministériels se font de plus en plus rares..on va bien finir par créer un Ministère de la Soupe!
Si vous souhaitez leur faire part de vos avis et sentiments devant ces agissements, leurs courriels sont: j.arthuis@senat.fr ou bien
m.mercier@senat.fr
Arthur ...dégouté, mais plus que jamais motivé!!!
François Bayrou est l'invité de Jean-Michel Apathie
mercredi 9 avril à 7H50 sur RTL.
Ce régime autoritaire ne veut pas céder. Ses leaders cyniques ont cru que tous les pays mettraient au pas, comme c’est habituel chez eux, leurs opinions publiques ! Il n’en a rien été !
La Chine qui attendait de ces jeux olympiques la reconnaissance mondiale a bel et bien perdu cette reconnaissance et doit y faire face.
L’enjeu est grand et toute amélioration dans le respect du peuple et de la culture du Tibet sera un pas en avant comme dans le respect de l’expression de toute opinion. La Chine va devoir montrer si cela continue une meilleure volonté de desserrer l’étau de l'autorité en libérant les journalistes et écrivains qui osaient parler et qui ont été arrêtés pour assurer un meilleur déroulement des jeux et ouvrir le Tibet aux observateurs étrangers.
Malgré les quelques dérapages dont coups de poings et arrachage de drapeaux tibétains, et le courroux des représentants du gouvernement français et des membres du CIO nous avons vu dans les rues de Paris hier, de belles images!
Des représentants de plusieurs partis politiques étaient ensemble dans les rues, les Verts, le Modem, le PS, l’UMP etc. avec des drapeaux soit du Tibet soit de RSF.. Et on a pu voir avec beaucoup d’émotion des parlementaires des tous bords devant l’Assemblée Nationale manifester ensemble devant le même drapeau et les mêmes banderoles…Quel bonheur !
Il est possible et de plus en plus nécessaire que sur les grands sujets les gens de bonne volonté travaillent ensemble!
Belle journée et bel espoir pour le Tibet !
Arthur.
Aujourd'hui dimanche 6 avril, en direct François BAYROU sera l'invité de l'émission Le grand rendez vous
d'Europe 1 de 18h00 à 19 heures!
Décalage…et code électoral
Nous avons élu, en mars dernier, nos représentants au sein des conseils municipaux. Pour toutes les communes, c’est l'occasion d'échanger et de rencontrer l'ensemble des prétendants aux mairies pour débattre de leurs projets. Sur certaines communes du littoral, nous avons pu constater lors de cette dernière élection l'importance grandissante dans l’électorat, du vote des résidences secondaires.
Il faut rappeler une des règles du code électoral: toute personne qui paye des impôts locaux sur une commune, peut s'inscrire sur les listes électorales. Ainsi, à Pornichet 56% des maisons sont des résidences secondaires.( 4900 résidences principales et 6100 résidences secondaires….)
L'élection municipale est une élection locale, avec des problématiques très précises et elle sous entend une connaissance des personnes, des enjeux, de l'environnement global et il est très difficile de concevoir que des personnes qui sont présentes quinze jours, un mois par an sur une commune soient capables de connaître l’ensemble des attentes des administrés et surtout les projets, les personnes et les enjeux du quotidien !
Concrètement, la commune de Pornichet s'est retrouvée face à cette situation. Dans certains quartiers des équipes prétendantes à la mairie n'ont jamais pu rencontrer les habitants, mais uniquement des volets clos. Pourtant, c'est en masse que ces résidents ont voté aux municipales, au bénéfice de la liste de Mr BELLIOT. Mais sur quels critères, à part une politisation du débat, juste une étiquette alors que les municipales mériteraient une toute autre dimension?
La physionomie du littoral évolue et laisse place à des communes où le nombre de résidences secondaires augmente
irrémédiablement, où le prix de l'immobilier s'envole (avec les effets que nous connaissons) et où l'âme de ces communes se dissout. Notre littoral est en entrain de devenir la propriété de
parisiens, nantais et autres propriétaires aisés, qui peuvent cependant bloquer des actions locales et dynamiques.
On se rend bien compte qu'il y a un souci d’équilibre qui n’est pas respecté, que le résultat de l’élection n’est
pas le reflet de tous les habitants de la commune, à l’année !
D’abord il pourrait être décidé que tous les pornichétins désireux d’assister au Conseil trouvent une chaise !! Je suis resté debout toute la soirée, dans le sas d’entrée alors que des sièges supplémentaires auraient pu être proposés aux auditeurs !
Rien de tel pour décourager la participation à la vie locale !
Cette participation n’a pas été au top, coté élus ! J Lambert, déjà absent ainsi que plusieurs colistiers de R Belliot ! Ce n’est pas habituel pour un premier conseil : un peu de rigueur pour la suite serait bienvenue..
Nous avons appris un certain nombre de décisions intéressantes hier soir au Conseil.
Le taux des contributions directes reste le même que l’an passé…ce qui n’empêchera pas les impôts d’augmenter tout de même, du fait de l’augmentation annuelle des bases décidée par l’Etat …Mais bon… c’est un bon geste ! L’opposition a trouvé à redire que c’était parce qu’ils n’avaient pas de projet et elle a argué que les Pornichétins avaient un revenu supérieur aux Baulois (ce qui est exact), mais tous les Pornichétins ne sont pas aisés M Laurent ! Remarque de l’opposition un peu déplacée, vu le niveau elevé des impôts locaux ici ! Par contre le « paquet fiscal » mis en lumière à coté des futures mesures de restrictions budgétaires nationales annoncées, en a pris un petit coup au passage.
Le nouveau maire qui refusait le futur Port à seuil du fait que ça n’intéresse que quelques Pornichétins (moins de 10% de la population), accepte l’aérodrome et pas la sortie du SIVU engagée par l’ancienne majorité, par contre ! Un mauvais point grave pour M Belliot : il n’a, ni su s’exprimer, ni su répondre à cette incohérence frappante ! Ses amis de EADS pèsent-ils dans la balance ? Oh .. Ça va pas le faire de vouloir faire plaisir à tout le monde…Et sur ce sujet là l’ancienne majorité était très soutenue par les Pornichétins !!!!
Le nouveau Maire n’a pas non plus su répondre aux questions toujours trop agressives de l’opposition sur plusieurs points concernant la Carene et ses projets, contradictoires à ceux du programme de la campagne. Il a été mis en difficulté sur son choix des adjoints dans lequel ne figure pas d’adjoint au Tourisme, mais une adjointe à l’Industrie, titre qui fait beaucoup sourire…Il a répondu que nous avions un industriel dans la fibre optique…Où sont ses usines ??
Enfin l’expression de l’opposition que l’on sent encore très mortifiée d’avoir été battue, s’est faite sur la participation au CCAS et à l’Office de Tourisme duquel la nouvelle majorité semble vouloir évincer B Scordia..Qu’aurait fait Sylvain Laurent lui-même dans ce cas ? La même chose ! Alors pas de cris d’orfraie !
Le ton est donné , il est pour l’instant très désagréable de part et d’autre et la nouvelle équipe n’a pas encore montré crédibilité, ni profondeur de vue. Ni sur les idées, langue de bois souvent, ni sur la forme, ni sur le fond ! Si c’est un péché de jeunesse..on espère de rapides progrès. Et des deux cotés ; une meilleure expression et moins d’agressivité pour qu’on y gagne en démocratie et en plaisir d’assister à ces conseils !
Mais de toutes les manières ça va être dur pour R Belliot de passer 6 ans face aux interventions de l’opposition !
Je vous engage à venir constater cela vous-même en emportant un siège pliant…Le prochain conseil se tiendra le 11 avril à 20 h 30, avenue de Flornoy.
Arthur.
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Petite info réjouissante, parce que
François BAYROU reste au top!! |
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Extraits d'un texte très intéressant écrit en février 2008 ....
Lettre ouverte à tous ceux qui à gauche s'évertuent à diaboliser le
MoDem
Par Jean-Luc Bennahmias, membre du bureau exécutif national du Mouvement démocrate et Raymond Pronier, délégué national du Mouvement Démocrate
De jour en jour, on découvre dans les médias des propos de vieux camarades de gauche qui nous laissent pantois. Un concours semble lancé pour savoir qui récusera avec le plus de véhémence
toute perspective d’accord même local avec ce Mouvement Démocrate de tous les péchés.
On comprend certes l’affolement de ces papillons toujours attirés par les lumières trotskistes. Mais nombre d’autres, que nous avons connus plus pragmatiques et mieux inspirés se lancent aussi dans cette croisade contre ce nouvel empire du Mal centriste.
François (Hollande) et Stéphane (Le Foll) on vous a bien entendu vous emporter contre la « tambouille » du MoDem. On vient même de voir exclure du PS un Alain Ramos coupable dans sa ville (celle de Marie-George Buffet), de vouloir, en alliance avec le MoDem, remettre un peu de démocratie après 60 ans sans alternance.
Tremblant à l’idée « que la droite ne revienne (…) à Paris dans les bagages de Delanoë » on t’entend, toi Denis (Baupin) agiter le Mouvement Démocrate comme un chiffon rouge… et chemin faisant prôner le fameux « 100% à gauche » cher depuis des lustres à la Ligue communiste révolutionnaire.
Et, si on t’écoute Noël (Mamère), le PS aurait aujourd’hui à faire le choix cornélien entre l’écologie (les Verts) et la droite (le MoDem). Bigre.
Un tel déferlement nous a presque troublé ! Après des décennies passées à gauche et chez les Verts, ne nous serions-nous pas engagés (par cynisme ou inconscience qui sait) dans une de ces incroyables dérives qui à la fin des années trente amenèrent nombre d’hommes de gauche dans les bras de la collaboration ? En décidant d’adhérer au Mouvement Démocrate n’aurions-nous pas franchi la frontière qui sépare le Bien du Mal en politique. N’aurions-nous pas jeté d’un coup notre conscience écologiste par-dessus bord?
On a beau avoir fait et refait depuis plusieurs jours notre examen de conscience politique, nous n’avons trouvé aucun crime sur notre route. Pas même un petit délit. En revanche, il nous semble que vous, nos amis de gauche, devriez revenir sur terre, regarder le monde en face et cesser de vous laisser impressionner par la popularité de Besancenot. Si non, vous risquez fort de connaître les déboires qu’a connus cette droite qui courrait après le Front national.
La zone de protection que vous tentez de dresser aujourd’hui autour du MoDem est tout de même étonnante quand on voit, combien depuis bientôt un an, de Kouchner à Attali, a tangué la gauche. Mais ceci explique peut-être cela. Soyons donc bon prince. Au fond, on pourrait presque comprendre ce déferlement d’hostilité contre le Mouvement Démocrate…
Reconnaissons-le, le MoDem est un objet étrange, une sorte d’OVNI et en général en politique on n’aime guère voir bouger les règles de ses petites batailles navales. Jusqu’à ce que la réalité devienne incontournable, on préfère rester sourd aux bruits d’un monde qui change que d’entendre des vérités qui dérangent.
On a l’impression que nombre d’entre vous, nos vieux amis de gauche, restez comme figés dans le fétichisme des mots. Se dire « de gauche » serait comme une sorte de Sésame. Qui prononce le mot fétiche, qui se proclame « gauche », est de « de la famille ». Ce quelles que soient les conneries proférées, le ridicule de certains mythes ou les crimes jamais dénoncés. Qui en revanche viendra de la droite sans se rouler dans la cendre, devra en revanche et pour l’éternité resté voué aux gémonies… Quand au traître qui cessera de faire du mot « gauche » une religion, il devra être poussé aux enfers. Qui n’est pas avec nous est contre nous ! Décidemment les bons vieux réflexes staliniens ne semblent pas complètement morts !
François Mitterrand qui venait de la droite (et vu là d’où il venait, François Bayrou est un quasi gauchiste) a conquis le Parti socialiste en se gorgeant de mots (« Le peuple de gauche»; «la gauche», «le socialisme»; «l’union de la gauche»…) pour en deux ou trois ans faire ensuite s’effondrer les piliers du Temple. Un quart de siècle s’est écoulé depuis. La bonne vieille social-démocratie s’est usée un peu partout en Europe. Le mur de Berlin s’est effondré. La géopolitique est bouleversée. Les ressources s’épuisent et la planète va de plus en plus mal. N’empêche, à vous entendre, on a la triste impression qu’il faudrait toujours psalmodier les mêmes mots et toujours penser avec les concepts vieux d’un siècle et demi pour être dans le bon camp…
François Bayrou ne se paye pas de mots et ne se roule pas dans la cendre pour séduire la gauche mais parfois, il nous arrive de rêver que vous, nos vieux amis de gauche, écologistes ou non, écoutiez vraiment ce qui se passe dans cet OVNI qu’est le Mouvement Démocrate.
Y sont arrivés par milliers des hommes et des femmes de trente ou quarante ans qui bien souvent ont fait leur preuve ailleurs et ne se payent pas de mots : des gens pragmatiques qui veulent vraiment faire bouger les choses.
Ils sont nés avec l’écologie et l’exigence d’un développement durable est pour eux une évidence.
Nés Européens, ils veulent davantage d’Europe mais ne sont pas aveugles devant ses dérives et ses insuffisances.
Catholiques, juifs, musulmans ou athées, ils ont la laïcité à la française chevillé au corps et sont à fond contre Sarkozy quand le Béarnais Bayrou dénonce « le retour qu’on croyait impossible en France, du mélange entre l’Etat et la religion ».
Sortis de BEP ou de Polytechnique, ils veulent une éducation de qualité pour le plus grand nombre.
Employés ou ingénieurs, ils ne supportent pas la dictature de la finance et veulent de la justice sociale.
Venus de familles de droite ou de famille de gauche, ils exigent davantage de démocratie et ne supportent pas les dérives de Nicolas Sarkozy, son pouvoir personnel sans cesse plus pesant, ses insultes, son manque de tenue, les retours de la Cour, le mélange insupportable des genres et ses tentatives de mainmise totalitaire sur les médias.
Vous le voyez le Mouvement Démocrate est vraiment peuplé de «réacs » !
François, Stéphane, Denis, Noël, libre donc à vous de diaboliser le MoDem, de monter en épingles quelques contre-exemples pour jeter le bébé avec l’eau du bain, mais ce qui se dit, se pense et s’applaudit au MoDem ce n’est vraiment pas « la Droite » de toutes vos angoisses.
Comme l’a redit récemment François Bayrou à la Maison de la Chimie « Le temps viendra assez vite où la question sera celle de la reconstruction d’un projet national » un projet où se rassembleront « des forces de gauche, des forces du centre démocratique et la partie la plus consciente de la droite républicaine ».
Entre cette perspective, entre le sérieux mendésiste d’un Bayrou et les numéros de charmeurs de serpents
guévaristes, les gens comme vous, de la gauche de gouvernement ont le choix. On espère vraiment que vous ferez le bon.
Le Bureau Exécutif du Mouvement Démocrate a décidé mercredi soir de donner la "priorité au projet et à l'organisation" du
parti créé dans la foulée de la présidentielle, avec un premier Conseil National le 14 mai.
"La priorité est au projet et à l'organisation", a déclaré François Bayrou à l'issue de la première réunion des instances nationales depuis les élections municipales.
Une réunion des candidats et des élus du MoDem aux municipales aura lieu le 26 avril à Paris. Elle sera suivie d'un Conseil National le 14 mai, qui sera chargé de ratifier un règlement intérieur
pour l'organisation des mouvements départementaux. Des représentants de l'exécutif, dont François Bayrou, iront à partir de la semaine prochaine dans tous les départements pour faire la
radiographie des attentes et parler avec chacun du bilan des élections municipales.
Le Bureau Exécutif du Modem, composé d'une trentaine de membres, a tiré un premier bilan de ces
élections et a relevé le score moyen de 15,9% du premier tour par les 350 listes autonomes du Modem dans les villes de plus de 10.000 habitants, avec des pointes entre 16% et 32% dans plusieurs
villes. Le MoDem a gagné 34 villes de plus de 10.000 habitants, 15 au premier tour et 19 au deuxième, et y a recensé près de 1100 élus, un bilan jugé positif.
François Bayrou reconnait une "difficulté de communication" autour du "choix stratégique fondamental du MoDem", qui considère que le "centre indépendant peut parler avec les deux acteurs
politiques principaux". Les alliances au cas par cas conclues par le MoDem entre les deux tours, tantôt avec l'UMP tantôt avec le PS, avaient en effet suscité de sévères critiques. "Alors que
l'idée de pouvoir dépasser les frontières marque des points dans l'opinion, au deuxième tour il y a de nouveau une crispation sur le droite-gauche, qui a été une difficulté pour nous", a-t-il
reconnu. Mais il a estimé que "l'horizon électoral" était désormais plus favorable, avec les élections européennes (2009) à la proportionnelle.
La proposition du Premier ministre François Fillon de modifier le mode de scrutin aux régionales constitue par ailleurs une "ouverture possible". "Nous avons maintenant du temps pour organiser le
mouvement et mettre à jour le projet qui doit être créatif, durable et humaniste. la France a besoin d'un choix politique indépendant et construit."
Le Bureau Exécutif du MoDem a relevé l'impasse des projets PS et UMP, l'un et l'autre loin des attentes des Français.
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Rejoindre le mouvement démocrate c’est offrir un choix nouveau à notre pays, c’est affirmer une volonté d’indépendance, une autonomie de pensée et d’action. Ce projet que nous portons ne pourra être défini et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations.
Ce combat pour une alternative démocratique est aussi un combat pour le pluralisme en France.
Cet état d’esprit je veux que nous l’appliquions aussi au sein de notre famille politique : que le débat soit libre, que l’on choisisse ensemble et que l’on soit solidaire des décisions prises..
Ensemble continuons à construire le premier parti politique du 21e siècle.
François Bayrou




Saint Sébastien
Le Maire "tendance..UMP" Robert Belliot (Photo Ouest France)

Patricia Gallerneau MODEM (28%)

Pointe de la Lande
Clocheton ancienne Mairie.

Port d'Echouage et remblai...
Digue du port d'échouage

Pierre Percée
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Pivoines
Les deux ports de Pornichet (photo Carene) 
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Le chateau des Tourelles
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