Membre de ces associations de défense de l'environnement, je me fais porte parole de ce communiqué que nous devons faire circuler!
Arthur.
Encore une pollution à mettre à l’actif de TOTAL dans l’estuaire de la Loire !
Rappel des faits :Dans l’après-midi de Dimanche, à la Raffinerie de Donges (Groupe TOTAL), une rupture de canalisation a entraîné une nouvelle
marée noire dans l’estuaire de la Loire.
Pourtant, Il ne s’agit pas du premier cas de pollution dans l’estuaire
Hiver 1999-2000 naufrage de l’Erika ; été 2003 la rupture d’une canalisation dans un étier de la raffinerie ; la collision de deux butaniers en janvier 2006 avait
entraîné une pollution (30 tonnes de fioul à l’époque, 400 tonnes aujourd’hui).
Les associations SOS Loire Vivante - ERN France, Bretagne Vivante - SEPNB, LPO Loire-Atlantique s’étonnent qu’une telle défaillance technique et humaine puisse
encore survenir à la raffinerie de nos jours, qu’aucun système d’alarme ne fonctionne et que la réaction du groupe TOTAL n’ait pas été plus rapide afin d’endiguer la fuite évaluée
par TOTAL à 400 tonnes de pétrole très toxique. Quel était le niveau de vétusté de l’installation ? Des contrôles récents avaient-ils été effectués ? Autant de questions qui demandent
réponse de la part de Total et de la DRIRE.
Les associations dénoncent le manque de transparence de la part de la Préfecture …le public, les élus et habitants des communes concernées, les
associations, et même la DIREN Pays de la Loire n’ont été prévenus que tard dans la journée de lundi et souvent par la voie des médias, alors que le dispositif Polmar prévoit désormais, dans ce
type de catastrophe, l’activation par la Préfecture d’un large réseau en phase d’alerte.
…et du groupe Total, qui reste par exemple silencieux sur la composition exacte de l’hydrocarbure rejeté et sa toxicité. Se contentant seulement
d’annoncer la prise en charge des coûts de nettoyage, sans se poser la question de l’impact de ce produit sur la santé de celles et ceux qui le ramassent et sur les milieux naturels.
Pour nos associations, cette catastrophe a un impact écologique majeur : L’estuaire est un milieu naturel particulièrement exposé et
fragile, ce que savent bien tous les acteurs du territoire : pouvoirs publics, organisations professionnelles, port autonome Nantes-Saint/Nazaire, entreprises (Total, GDF,…). Il
faudra des années pour que les milieux touchés (vasières, roselières, bancs et rives) retrouvent leurs caractéristiques naturelles et leur fonction de
nourricerie pour de nombreuses espèces.
Le pétrole a touché entre 20 et 30 kms de berges et commencé à souiller de nombreux oiseaux, à une
période où le chassé-croisé migratoire bat son plein. Les espèces les plus touchées sont les Bécasseaux variables, les Pluviers argentés, les Tadornes de belon, les Avocettes élégantes, les
Barges rousses et quelques anatidés (Canard pilet, Sarcelle d’hiver). Les poissons migrateurs (Alose, Lamproie, Saumon, Civelle,…) risquent également de payer un lourd tribut à
cette marée noire.
Pourtant, le MEDAD s’était engagé à prendre des moyens pour réduire les pollutions et les risques de telles installations, et à la
transparence sur les contrôles et la surveillance des établissements dangereux.
Aussi nous demandons avec force :
- Que les milieux naturels fragiles (vasières et roselières) soient
définitivement protégés.
- Que nos associations soient intégrées à la cellule de
crise mise en place par le Préfet, notamment pour un suivi naturaliste accru dans l’estuaire de la Loire,
- Que tous les moyens de surveillance et de contrôle prévus
par les textes soient activés sans délai :
o Commissions locales (CLIC, CLIS, SPPI,…)
o Inspections de toutes les Installations Classées du secteur avant la fin de
l’année
o Vérification des moyens d’auto surveillance mis en place par les exploitants
o Publication des résultats des actions entreprises sur les sites industriels
- Que toute l’information soit donnée au public sur les
causes de cet accident et de façon permanente sur les actions engagées par les exploitants pour éviter qu’il ne se reproduise.
- Que de vrais engagements et des moyens
soient pris par les exploitants pour mettre en œuvre des plans de prévention efficaces validés avec les acteurs locaux : pouvoirs publics,
scientifiques, salariés, riverains, associations de défense de l’environnement et collectivités.
- Que l’on stoppe définitivement les
nouveaux projets portuaires dans l’estuaire, comme Donges Est, qui ne feraient qu’ajouter de nouveaux risques de pollution dans cet espace exposé et fragile.
Contacts : me demander...LPO, ou SOS Loire Vivante, ou SEPNB Bretagne Vivante!
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